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Nous savons que vous êtes là.


Retournons 24 ans dans le Passé. La Joie, la Tristesse, la Victoire. Le 2 Mai 1998. Lord Voldemort est vaincu. De nombreuses victimes, mais la menace est enfin écartée. Une Prophétie chamboula tout, malheureusement. 24 ans après la Victoire contre le Seigneur des Ténèbres, un nouveau Mage Noir va faire surface, et surpasser le Précédent. Si quelqu'un l'avait entendu, peut-être que les choses auraient été autrement... Nous voilà en 2022, les élèves s'apprêtent à rentrer. Mais quelque chose, cette année, sera différent.

Les Mangemorts reviennent, avec une Organisation tout autre, les Loups-Garous choisissent leur camp, les Sirènes ont trouvé leur héritière, la Forêt Interdite est plus vivante que jamais, et les Aurors ont beaucoup de travail. Sans parler des Elfes de Maisons, Vendeurs, Médicomages, Membres du Magenmagot, les Géants et les Fantômes... Et oui, une vingtaine de possibilités de rôle, ainsi qu'une Feuille de Personnage Détaillée, pour parfaire votre personnage. Entrez dans notre forum, et incarnez le Personnage Rêvé.

Alors, n'hésitez pas, et entrez dans l'ambiance magique d'Hominum Revelio.



 

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 Poor unfortunate souls.

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Andrew C. Beauxdraps ♟♟♟♟♜♞♝♚♛♝♞♜♟♟♟♟avatar♟♟♟♟♜♞♝♚♛♝♞♜♟♟♟♟

« Vénus ♀ »

Âge : Dix-sept ans.
Sang : Mêlé.
Baguette : Bois de rose, crin de licorne, 23 cm, sensiblement sifflante.
Patronus : Lynx.
Lieu : Beauxbâtons.
Pensées : Go your own way.
Avatar : Xavier Samuel.

MessageSujet: Poor unfortunate souls.    Sam 8 Juin - 16:02

« Poor unfortunate souls. »
♀ VENUS ♆ NEPTUNE ♄ SATURNE


Sa main tenait fermement le poignet du garçon, le guidant au travers d'un labyrinthe composé de plantes nonchalantes aux feuilles paresseuses, au travers de la moiteur de la serre des étoiles au ciel nocturne pesant. Ce midi là, puisque venait de sonner les douze coups de la cloche du bâtiment principal, le plafond avait une teinte sombre, nuageuse, et l'habituelle Lune était alors cachée. L'atmosphère inquiétant mais secret semblait renseigner sur le caractère illégal de leurs actions. Pénétrer dans la serre sans autorisation était évidemment interdit. Mais il était et reste encore amusant de voir que les adolescents prennent un malin plaisir à braver les règles, leur définition de liberté tournant autour d'actes rebelles et d'une attitude insolente.
Andrew pouvait sentir l'humidité du lieu collant à la peau de l'américain qui n'avait pas l'air habitué à de tels endroits. Son poignet devenait de plus en plus glissant, et le français dut resserrer son emprise, pour l'amener vers un bassin aménagé, sur lequel flottaient d'un air las quelques nénuphars. Un pont en bois permettait la traversée. Un peu plus loin se trouvaient quelques cerisiers japonais, mais ces derniers n'avaient pas leurs splendides fleurs. Il fallait attendre le mois de mai pour être spectateurs de leur floraison.
"Naitre pour fleurir, fleurir pour faner" pensa soudainement le sorcier, sans trop savoir pourquoi. Il sortit instinctivement un carnet et un crayon, libérant Cameron de l'emprise physique, et griffonna cette phrase hâtivement, puis rangea le matériel. Une fois ces quelques mots notés, le brun reprit le poignet de l'autre brun, et ils continuèrent leur périple végétal. Enfin, après quelques minutes encore à contourner des buissons de camélias, une allée de bambous solides et trois rhododendrons massifs, ils débouchèrent sur un espace bien différent du reste de la serre, luxuriante et étouffante.
Un grand saule pleureur était dressé là, au milieu de toutes ces plantes verdoyantes qui se trainaient avec paresse. L'arbre semblait faire preuve d'un calme inhumain, comme divin. Ses longues lianes formaient autour de lui un rideau végétal, et il était impossible d'y voir à travers. Un cercle d'eau entourait le saule, et Andrew enjamba l'étendue aqueuse et écarta les lianes avant de pénétrer vers cet endroit confiné et doux qui s'ouvrait à eux. L'américain suivit de près son correspondant.
Le sol couvert de dalles de pierre était parsemé d'une mousse émeraude, et adossée contre le tronc se trouvait une jeune fille aux cheveux blonds tressés négligemment. Ses yeux orageux maquillés d'un noir intense reconnurent les iris verdâtres du français, et le sac de ce dernier atterrit contre l'écorce pâle de l'arbre. Andrew garda néanmoins sa fidèle veste en jean, et vint s'assoir aux côtés de la mystérieuse fille, tout en gardant un regard bienveillant sur Cameron.
« Cameron, mon corres'. Il est gentil et pas trop chiant. Il a même rien dit quand j'ai tenté de l'intoxiquer avec du chocolat. Et on a de la chance : il parle trois mots de français, pour le moment. Cameron, this awesome girl is called Prune. She's younger than us, but so sweet. And rebel, like everybody who's my friend. We're... Outsiders. They, popular people, don't like us. We don't like them. So, everything's okay. Hey. Don't be shy. Come on, sit with us. Prune has some food for us. I know you're starving. Cameron mange vraiment comme trois pandas affamés. Tu aurais du le voir au repas. Il a avalé une tonne de bouffe. J'avais jamais vu ça. Bref. Sors le gibier, Prune ! » s'exclama-t-il jovialement, en tapant dans les mains. Andrew parvient à prendre son nouvel ami par le poignet et l'amena de force à s'assoir à côté de lui. Mais sa maladresse habituelle vint à les cogner l'un contre l'autre, et l'américain s'écrasa contre le français, le plaquant contre le tronc. « Uwh, sorry. I'm... confused. Je t'interdis de rire, Prune ! Je vais t'arracher la tête, tu vas voir. » Le brun aida l'autre brun à se relever, et ils parvinrent à s'assoir convenablement, tandis que la blonde leur distribuait quelques sandwichs qu'elle avait préparé pendant leurs cours du matin. Prune disait ne pas avoir eu cours, mais Andrew se doutait bien qu'elle avait à nouveau séché. Lui-même en avait l'habitude, mais il avait alors la lourde responsabilité de Cameron. Et celui-ci ne pouvait pas frauder, tricher ou violer la loi, puisqu'il était nouveau, étranger à l'école et étrangement studieux. "Ça ne nous ferait pas de mal, quelqu'un de studieux" pensa-t-il en mordant dans la nourriture avec appétit. Et puis, le sorcier se rappela qu'ils étaient dans un lieu interdit, et haussa les épaules. Tant pis pour son innocence.
« Drew vient avec sa corres' ? » demanda-t-il tout haut après avoir avalé soigneusement tout aliment dans sa bouche. Son appartenance à Vénus n'était plus à revoir. « Drew is a friend. A good one. But she's a kind... bitchy. » précisa-t-il à Cameron, d'un ton espiègle presque mesquin.
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Prunille J. Dawson ♟♟♟♟♜♞♝♚♛♝♞♜♟♟♟♟avatar♟♟♟♟♜♞♝♚♛♝♞♜♟♟♟♟

« Vénus ♀ »

Âge : 15 ans
Sang : Pur
Baguette : Bois de chêne, plume de geai, 24 centimètres.
Patronus : Caneton
Lieu : Beauxbâtons
Pensées : Mad World
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MessageSujet: Re: Poor unfortunate souls.    Dim 9 Juin - 18:28

Prunille rangea son dernier sandwich dans le truc rapiécé qui lui servait de sac et balança ce dernier sur son épaule, un air satisfait sur le visage. Il n’était que dix heures et demie, mais réveillée depuis plusieurs heures déjà et n’ayant rien à faire, elle se rendrait au rendez-vous plus tôt que prévu. Elle vérifia le compte une dernière fois. Drew, Andrew, leurs correspondant et elle, dix. Plus une salade, c’était parfait. Et si un invité de dernière minute se rajoutait… Un affamé généreux se dévouera pour partager, ou cette personne partirait.
En vérité, Prunille aurait du être en cours ce matin mais… Elle s’était réveillée trop tard pour partir en soin et le reste ne l’intéressait pas. Les profs avaient de toute façon renoncé à faire d’elle une gentille petite fille modèle, comme l’avait été sa sœur. Peut-être se rendraient-ils comptent qu’elle avait séché aujourd’hui, ou peut-être pas. Dans le pire des cas, si ce n’était pas pour ça qu’elle se retrouverait en retenue cette semaine, ce sera pour avoir déjeuner dans la serre.
La bandoulière bien ajustée, Prunille remercia d’un signe de main les elfes de maison de l’avoir autorisée à se servir de leur sanctuaire et elle ne put s’empêcher de sourire face à la gentillesse de leurs adieux. Elle sortit donc et s’aventura dans le dédale lumineux que formait le château, sa seconde maison. Peu désireuse de croiser un professeur ou une autre créature susceptible de la punir, elle prit soin de privilégiés les passages secrets plutôt que les couloirs, quitte à devoir marcher plus longtemps.
Elle descendit silencieusement les escaliers en marbre, sauta les dernières marches dans un gloussement et continua son chemin sans plus se soucier du bruit qu’elle pouvait provoquer. Le temps que quelqu’un arrive, elle serait loin.
Inconsciente, Prunille arriva enfin à la grande porte d’entrée dont les poignets d’or et les motifs incrustés la narguaient. Elle s’arrêta afin d’observer les fleurs se déployer dans le bois et s’empara de l’anneau doré. La porte s’ouvrit en un grincement insupportable qui fit grimacer la jeune fille. Elle se dépêcha de passer au-travers et de la refermer afin de faire cesser cet affreux vacarme, et couru dans le jardin de l’école, savourant sa liberté.
Beauxbâton était censé être réputé pour sa sévérité implacable… Elle en riait. Si ces autres écoles de magie savaient qu’elle, petite blondinette de quinze ans à peine, s’amusait à braver chacune des règles de l’établissement, une par une et ce depuis bientôt deux ans… Prunille sourit. L’honneur du collège ne serait plus.
Elle s’arrêta finalement de courir, essoufflée et prit quelques minutes pour transformer sa couette difforme en une tresse plus présentable. Elle épousseta son chemisier blanc et tira sur les manches de son blazer, devenu trop petit. Cela faisait quelque mois que l’enfant ne cessait de grandir, pour son plus grand bonheur. La pauvre avait stagné sur un mètre cinquante durant ces trois dernières années et était heureuse de grandir un peu. Surtout s’il on prenait en compte le fait que ses amis étaient pour la grande majorité bien plus âgé qu’elle, et donc plus imposants. Elle ne s’était jamais laissée impressionnée par leur taille ou leur caractère aussi trempé qu’elle, ce qui lui avait valu sa place dans leur petit groupe. Elle en était heureuse, elle en avait marre des minettes coincées de son dortoir pour qui une belle vie se construisait sans écart. Les règles ne sont pas faites pour être respectées, bon sang.
Après avoir longé la forêt, Prunille arriva enfin devant la troisième serre et y entra sans état d’âme. Les cours de botanique étaient suspendus pour le moment, Miss Jovanie étant enceinte et l’école n’ayant pour le moment aucun remplaçant… L’accès lui était totalement dévoué.
Elle traversa le dédale fleuri et inquiétant que composait l’endroit, pour arriver face à un saule pleureur immense. Andrew lui en avait parlé, mais c’était la première qu’elle le voyait puisqu’elle n’avait encore jamais eu cours ici. Elle écarta prudemment le rideau de liane qui tombait face à elle et se retrouva face à ce qui semblait être un sol de dalle. Mais il y avait tellement de mousse le recouvrant qu’elle ne pourrait le certifier et puis… Comment un saule pleureur de cette taille pouvait-il pousser dans de la pierre ? Elle soupira, chassant ses questions inutiles et parti s’adosser contre le tronc noueux de l’arbre. Elle posa son sac près d’elle, ramena ses genoux à sa poitrine, et ferma ses paupières pour s’abandonner à des rêveries inaccessible.
Le clocher la tira du sommeil dans lequel elle s’était malencontreusement plonger quelques minutes plus tard. Elle jura, la mousse avait déteint sur sa jupe et son dos lui faisait mal. L’arbre n’était pas des plus confortables, elle avait connu meilleurs dossiers. Il était midi, ses invités n’allaient pas tarder à la rejoindre. Elle s’étira donc et frotta ses yeux avant de se replacer correctement. Il ne lui fallut pas longtemps pour entendre la porte en verre s’ouvrir de nouveau, des pas s’approchèrent d’elle et la tête d’Andrew fit son apparition entre les branches de l’arbre. Elle regarda le sac de son ami atterrir près d’elle, suivi de son propriétaire et d’un autre garçon. Les deux garçons avaient sensiblement le même âge et n’étaient, il fallait se l’avouer, pas moche du tout. Un sourire moqueur prit place sur le visage innocent de Prunille en voyant les mains des deux garçons entremêlées. Andrew ne perdait pas de temps.
« Cameron, mon corres', commença Andrew. Il est gentil et pas trop chiant. Il a même rien dit quand j'ai tenté de l'intoxiquer avec du chocolat. Et on a de la chance : il parle trois mots de français, pour le moment. »
Prunille hocha la tête, saluant ainsi Cameron. Elle écouta Andrew parler anglais et comprit vaguement qu’il lui parlait d’elle et de leur situation d’exclus. Bon, si l’anglais n’était pas du genre chiant, ça pouvait coller. La communication allait par contre être un sérieux problème, Prunille parlait mieux l’espagnol que l’anglais…
« Cameron mange vraiment comme trois pandas affamés. Tu aurais du le voir au repas. Il a avalé une tonne de bouffe. J'avais jamais vu ça. Bref. Sors le gibier, Prune ! »
« Un peu comme toi en gros » répliqua la jeune fille d’un air moqueur en attrapant son sac sans pour autant quitter des yeux les garçons.
Sans vraiment qu’elle ne comprenne comment, ni pourquoi d'ailleurs, ils se retrouvèrent collé l’un à l’autre contre le tronc, Le visage confus. La blonde éclata de rire à cette vue, simple maladresse de la part d’Andrew et ses deux pieds gauches ? Peut-être bien, le pauvre avait peut-être quelque qualités, mais l’agilité n’en faisait pas parti. Mais ça avait l'avantage de leur valoir de bonnes crises de fou-rire... Comme maintenant.
« Je t'interdis de rire, Prune ! menaça Andrew. Je vais t'arracher la tête, tu vas voir. »
Evidemment, ses rires s’intensifièrent. Elle fut malheureusement obligée de se calmer quand ils vinrent s’asseoir avec elle, réclamant leur déjeuner. Elle leur expliqua brièvement le menu et leur tendit le gibier. Heureusement qu’elle en avait prévu deux par personne. S’il fallait, elle sacrifierait son second pour le goinfre américain, elle n’avait pas très faim.
« Drew vient avec sa corres' ? »
Prunille attrapa les serviettes et leur tendit et tout en se servant un bol de salade, elle acquiesça.
« Normalement oui, j’ai prévu pour cinq dans tous les cas. En revanche, je ne sais pas qui est-elle, ni d’où elle vient… »
Elle commença à manger, se demandant quelle allait être la réaction de la rousse en voyant le joli morceau qui les avait rejoins. Pas très grand, mais de beaux cheveux bouclés et un visage angélique, ainsi qu’un corps à damner. Prunille eut une pensée compatissante envers l’américain, savait-il seulement à quoi s’attendre avec des cas comme eux ?
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Drew Howell ♟♟♟♟♜♞♝♚♛♝♞♜♟♟♟♟avatar♟♟♟♟♜♞♝♚♛♝♞♜♟♟♟♟

« Saturne ♄ »

Âge : 18 ans.
Sang : Sang-mêlé.
Baguette : Bois de roseau, crin de licorne, 29,5 cm.
Patronus : Licorne ( I am un Unicorn ♥ ) - Libellule
Lieu : Beaux-Bâtons
Pensées : ~ Je veux vivre sous l'océan.
Avatar : Jacqueline Emerson

MessageSujet: Re: Poor unfortunate souls.    Dim 9 Juin - 19:58

« Poor unfortunate souls. »
SEXY ☡ NAUGHTY ☡ BITCHY


Drew Howell était incertaine de son humeur quand elle prit la direction des serres pour aller déjeuner avec ses amis. Sa matinée avait été particulièrement mouvementée puisqu'elle avait réussi a se prendre le chou avec Juliette, des heures de colles tous les samedi et, indirectement, un râteau.
Juliette, c'est l'impératrice de l'univers des idiotes. Elle est blonde, plutôt bien gaulée, influençable mais intelligente à la fois et tout le monde sait qu'elle fait le tapin quasi-gratuitement. Drew la déteste. Parce que puisqu'elles sont dans la même maison elle doit supporter ses cris de chienne en chaleur tous les soirs, et qu'elle arrive à être une des filles les plus populaires d'une école qui est censé privilégier l'enseignement à l'ancienne pour former des épouses parfaites. Mais il faut croire que le cabaret récemment installé déteint plus que sur les élèves.
Ce matin, donc, en cours de métamorphose, Juliette a réussi à changer d'apparence pour usurper celle de la rousse. Après quoi, elle est allée voir Marc pour lui demander d'être son cavalier au prochain bal. Et c'est là que Drew s'est pris un vent parce qu'elle n'était pas assez cool, d'un type pas plus intelligent qu'une limace qui ne l'attirait même pas. Ça l'a rendue furieuse, et sauvage, et c'est sans réfléchir qu'elle s'est jetée mains tendues sur une Juliette hilare, l'étranglant. Voir partir la blonde à l'infirmerie en pleure et le nez en sang était jouissif, surtout quand on sait qu'elle n'avait reçu qu'un coup loupé qui lui avait ouvert la lèvre. La jouissance fut cependant de courte durée car le professeur chargé de la classe lui tendit un bulletin d'heures de colles hebdomadaires jusqu'à la fin du trimestre
Vraiment, Drew était indécise quand à être euphorique ou bien énervée. Elle décida donc d'adopter une attitude d'indifférence quand elle arrive aux alentours du saule pleureur. Elle déterminera son humeur qu'en leur présence.
Andrew a dit qu'il emmènerait son correspondant américain, Cameron. Drew avait hâte de rencontrer le garçon, qui parlait sa langue maternelle. Elle maîtrisait certes le français parfaitement, dorénavant, mais l'anglais lui manquait. Elle, elle avait perdu sa correspondante voilà deux jours, et ça ne l'inquiétait pas plus que cela. La russe n'était pas très intéressante, parlait dix mots d'anglais et six de français, et elles n'arrivaient à communiquer que par signes. En plus, Arya trouvait Drew trop sarcastique, et Drew la trouvait trop molle. En clair, ce n'était pas l'amour fou.
D'un pas gracieux, la rousse sauta l'eau et grogna ensuite en passant les feuilles humides de l'arbre. Ses cheveux et ses vêtements étaient désormais mouillés par tâches ici et là, ce qui n'était vraiment pas cool. Elle avait fait un vrai effort sur ses vêtements aujourd'hui, en mettant une robe. Mais après s'être battu avec une folle et avec des arbres, son apparence n'était plus ce qu'elle était.
Ses mains fourragèrent dans ses cheveux un long moment, pendant que ses amis la regardaient. Une fois coiffée, elle s'avança, balança son sac par terre, et lança un regard sur les personnes présentes. Un sourire sarcastique parvient sur son visage quand elle voit ses amis en train de manger.

« Et bien, merci de m'avoir attendu, bande de dalleux. »

Après quoi, elle s'assit aux côtés des autres adolescents, simplement heureuse d'être là, fermant une sorte de cercle. Elle se retrouvait entre la blonde et le français, et en face d'elle se tenait l'américain. Avant de commencer son inspection du garçon, elle embrassa la joue d'Andrew et serra Prunille dans ses bras. Et, enfin, elle pose son regard sur le garçon. Cameron. Le genre de regard qui dit clairement qu'on est en train de te juger. Drew commença par observer les chaussures du garçon : rouges, pas trop abîmées ce qui prouvaient qu'il était soigneux. Ensuite elle regarda d'ensemble le pantalon et le tee-shirt : un jean et un haut à l'effigie de Salem. Elle fronça les sourcils, pensant qu'il aurait put faire mieux, niveau vêtements. Et puis, la jeune femme se décida enfin à regarder son visage. Cameron rougissait, ce qui était une réaction normale. Il avait des cheveux bruns, bouclés, courts. Des yeux d'une couleur indéterminable, principalement dorée. Il était beau, vraiment. Et même s'il avait cet air niais et perdu sur son visage, il avait l'air gentil.
L'inspection s'étant déroulée parfaitement, Drew sourit, d'un sourire mi-séduisant, mi-effrayant, un sourire de sirène, avant de le saluer.

« Hi, sweetheart ! I'm Drew Howell, I'm from Scotland. How are you ? And how is Andrew with you ? Rude ? »
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Cameron J. Roze ♟♟♟♟♜♞♝♚♛♝♞♜♟♟♟♟avatar♟♟♟♟♜♞♝♚♛♝♞♜♟♟♟♟

« Neptune ♆ »

Âge : 17 ans
Sang : Sang-Mêlé
Baguette : Bois de hêtre et ventricule de dragon. 22 cm et flexible.
Patronus : Aigle
Lieu : Beauxbâtons
Pensées : I'm Free
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MessageSujet: Re: Poor unfortunate souls.    Mer 12 Juin - 16:43

Cela fait maintenant quelques semaines que je suis à Beauxbâtons, en France, depuis mon arrivée je tiens un journal tout les jours quand j'ai le temps, entre les cours et après les devoirs que je fais toujours assez consciencieusement, en tant qu'élève venant d'une autre école je ne pouvais pas me permettre de ne pas travailler et puis de toute façon j'ai toujours été du genre studieux, ça ne me dérange pas de travailler, je crois que ça fait rire Andrew d'ailleurs. Je n'aurai pas pu rêver d'un meilleur correspondant qu'Andrew, il m'aide à me retrouver dans le fonctionnement de l'Ecole, il me fait découvrir les secrets de Beauxbâtons, sans lui je pense que je me serai totalement perdu dans l'établissement, qui comme Salem recelait des milliers de secrets et de trésors, quelque chose me disait que je n'étais vraiment pas au bout de mes surprises. Et après tout tant mieux, si j'aimais beaucoup Salem, là bas désobéir était presque inenvisageable, ici je me sentais plus libre de faire ce que je voulais, avec la possibilité de enfin me débarrasser de cette image de petit garçon parfait et studieux. Je pense qu'Andrew avait une influence là dedans, c'est vraiment un garçon incroyable, intelligent, rebelle aussi et sacrément mignon. Toujours est-il que j'appréciai beaucoup le temps passé en sa compagnie, j'espérai ne pas être trop ennuyant comme correspondant. Mon français ne progressait pas très vite, j'avais du mal avec la prononciation des mots, mais je faisais tout pour m'améliorer.

C'est après de longues heures de cours un matin, qu'à l'heure du déjeuner Andrew prit mon poignet dans sa main pour m'emmener vers les serres du château. Comme à chaque fois que ce dernier me prenait par la main ou me regardait un peu trop longtemps dans les yeux, je me mis à rougir jusqu'à atteindre un teint écarlate et mon cœur commença à battre plus vite dans ma cage thoracique, je voulu lui dire quelque chose mais il m'entraînait déjà dans une course effrénée vers les serres. Je ne sais pas pourquoi mais de tout les endroits que j'ai visité dans l'établissement, les serres sont un lieu qui m’impressionnaient le plus, tout est sauvage ici, libre et beau, un étrange mélange de beauté et d 'effrayant qui m'attirait tout particulièrement, au passage j'essayai de me souvenir de tout les végétaux que nous croisions jusqu'à ce que nous arrivions à un géant Saule Pleureur, absolument magnifique qui devait avoir vécu d’innombrables années. Au pied de l'arbre nous attendait une jeune fille, une amie d'Andrew, il me présenta à elle en français, il fallait vraiment que je fasses plus d'efforts pour apprendre cette langue.

« Cameron, mon corres'. Il est gentil et pas trop chiant. Il a même rien dit quand j'ai tenté de l'intoxiquer avec du chocolat. Et on a de la chance : il parle trois mots de français, pour le moment. Cameron, this awesome girl is called Prune. She's younger than us, but so sweet. And rebel, like everybody who's my friend. We're... Outsiders. They, popular people, don't like us. We don't like them. So, everything's okay. Hey. Don't be shy. Come on, sit with us. Prune has some food for us. I know you're starving. Cameron mange vraiment comme trois pandas affamés. Tu aurais du le voir au repas. Il a avalé une tonne de bouffe. J'avais jamais vu ça. Bref. Sors le gibier, Prune ! »
Timide ? Pas vraiment non, mais affamé oui, comme d'habitude, je manges beaucoup c'est sûr, un peu trop sûrement mais que voulez vous je n'y peu rien, je suis comme çà, heureusement je fais du sport pour garder ma ligne. Ce que fit Andrew ensuite me déstabilisa totalement, il me tira par le poignet et je m'écrasa contre lui, contre le tronc de l'arbre, je me sentis rougir une nouvelle fois, je me redressa rapidement et m'assit à côté de lui.

« That's nothing Andrew, well enchanté Prune, is that like this we say that ? Outsiders hey ? I can understand that, I wasn't the popular kind at Salem...  » L'amie de Prune nous distribua des sandwichs alors qu'ils parlaient tout les deux en français, je me concentra sur le sandwich regardant le bout de mes chaussures. Alors que nous mangions, une deuxième jeune fille nous rejoignit, elle avait l'air assez énervée, l'inspection visuelle qu'elle fit de moi me donna comme l'impression d'être passé aux rayons X, et voilà que je rougissait une nouvelle fois « Stupid me » pensais-je.

« Hi, sweetheart ! I'm Drew Howell, I'm from Scotland. How are you ? And how is Andrew with you ? Rude ? » 


Je me suis mis a rigoler doucement et j'ai fixé Drew. « Hi, I'm Cameron, I'm from Chicago,. I'm fine and you ? And Andrew is not rude at all, he is quite sweet actually... » C'est en rendant compte de ce que je venais de dire que je me mis à rougir comme jamais, je me remis à manger mon sandwich essayant de me faire le plus petit possible.
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Andrew C. Beauxdraps ♟♟♟♟♜♞♝♚♛♝♞♜♟♟♟♟avatar♟♟♟♟♜♞♝♚♛♝♞♜♟♟♟♟

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MessageSujet: Re: Poor unfortunate souls.    Mer 12 Juin - 18:38

Tandis qu'il finissait son casse-croûte et en déclina un deuxième, disant vaguement qu'il ne se sentait pas très bien, Andrew tentait garder son calme. Mais comment rester froid et impassible quand une odeur d'homme inconnue et pourtant si agréable et bienvenue lui envahissait le nez et le cœur ? Il est vrai que le français avait eu un coup de foudre sur l'américain, ou du moins sur son physique parfait. Ses bouclettes brunes, ses yeux dorés et son sourire dévastateur étaient simplement craquant. Cependant, aimer n'était pas vraiment compatible avec Andrew, si bien que le garçon enfouit ce sentiment en lui, sous quelques dizaines de tonne de méchanceté gratuite et régulière.
« Actually, I'm not rude, because he's so cute with his stupid face. But I can be very rude if you want, Cameron, and I'll hit you with all the pleasure I can have.  Pain's as sweet as me. » déclarait-il tout haut, un sourire en coin et un éclair fourbe animant son regard. Ses mains s'agitèrent nerveusement, et son coude vint maladroitement frapper les côtes de Cameron, assis à quelques centimètres de lui. « How sorry I am to be not sorry. You deserved it. I'm NOT sweet. And obviously, pain either. » disait-il en faisant mine de bouder, croisant les bras et levant le regard au plafond nuageux. Le sorcier regretta aussitôt l'air pathétique qu'il avait pris et manqua d'étouffer Drew avec un sandwich pour pouffer de rire de la sorte. Évidemment, la blonde non plus ne manqua pas de se moquer. Andrew ne savait plus où se mettre voulut partir, mais se rappela au dernier moment de la présence de son correspondant, et le frappa encore une fois, mais cette fois-ci d'une toute autre manière. Se levant hâtivement, le brun cogna sa cage thoracique contre les épaules du bouclé, trébucha, vacilla, et tomba sur lui, assis sur ses cuisses, son visage à quelques centimètres de ces cheveux doux, soyeux et merveilleusement parfumés. Son cœur se retourna douloureusement, cognant comme un tambour contre sa poitrine. Jurant comme il put, il voulut retrouver sa dignité, mais profondément perdu, le sorcier envisagea une autre option. Il fut bienheureux que le ridicule ne tuait pas. « Bonjour. It's fifteen dollars for a blowjob, and thirty for sex. I'm so horny. Let me be your whore. » chuchotait-il d'une voix suave et sensuelle, assez fort pour que tous pouvaient entendre sa bêtise. Les deux filles explosèrent de rire, mais le garçon paraissait très inconfortable. Andrew perdit alors ses moyens, et tenta de s'excuser, mais ne parvint qu'à bredouiller un « I'm sorry » confus et incompréhensible. Il se leva, et voulut partir aussi vite qu'il put, prenant la poudre d'escampette. Mais le brun restait là, immobile, à regarder la situation silencieuse et froide pesait sur la petite bande... Jusqu'à ce que les rires féminins reprirent plus forts encore, se moquant ouvertement des réactions timides et "tellement mignonnes" des deux garçons. Ne trouvant pas ça très drôle, le sorcier bouda, et alla de l'autre côté du tronc, son sac dans ses bras. A l'abri des éclats de joie, il sortit un carnet et traça quelques esquisses, quelques personnages oniriques et vaguement glauques. Et lentement, l'esprit d'Andrew voguait vers le pays des merveilles, son royaume intérieur. Un chat étrange manqua de le dévorer, une reine voulut sa tête et une chenille vulgaire lui crachait de la fumée nauséabonde à la figure. En réalité, il venait de s'endormir.
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Prunille J. Dawson ♟♟♟♟♜♞♝♚♛♝♞♜♟♟♟♟avatar♟♟♟♟♜♞♝♚♛♝♞♜♟♟♟♟

« Vénus ♀ »

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MessageSujet: Re: Poor unfortunate souls.    Dim 23 Juin - 18:46

« That's nothing Andrew, well enchanté Prune, is that like this we say that ? Outsiders hey ? I can understand that, I wasn't the popular kind at Salem...  »
Prunille sourit, il avait un accent… Adorable ! C’était comique, elle répondit positivement à ses salutations, en français bien évidemment, et se remit à manger à sa salade. Andrew allait se faire son corres’, elle le sentait aussi gros qu’une maison. Pauvre Cameron.
Un bruit se fit entendre derrière eux, les empêchant de poursuivre la conversation. Prunille se retourna, curieuse et la bouche pleine pour apercevoir Drew qui essayait vainement de se recoiffer. Un sourire moqueur se forma sur le visage de la blonde en voyant que la robe de la rousse était à présent sale et qu’elle n’arrivait pas à retrouver une tête convenable. Elle envoya son sac valser contre l’arbre, manquant de toucher la plus jeune au passage, ce qui lui valut un mauvais regard. Bon sang, ne pouvaient-ils pas faire attention ?
« Et bien, merci de m'avoir attendu, bande de dalleux, les salua Drew. »
« Dalleuse toi-même, rétorqua la blonde en lui rendant son étreinte. »
Elle laissa ensuite Drew passer le nouveau sous rayon X et lui sortit ses deux sandwich, curieuse de ne pas voir sa correspondante la suivre.
« Bah, elle est où ta copine ? »
Elle ne lui répondit pas de suite, préférant s’adresser au correspondant d’Andrew… En anglais. La blonde soupira, finissant sa salade. Bon dieu, pourquoi fallait-il qu’elle soit la seule à ne pas se débrouiller dans cette langue ? Elle espérait avoir compris le minimum, à savoir que le nouveau trouvait son ami adorable. La pauvre peina à retenir un sourire attendri, ils se connaissaient depuis quoi ? Trois semaines et les voilà tout deux fous l’un de l’autre. Elle souffrait d’avance du départ de Cameron, Andrew allait être invivable...
Elle s’attrapa un sandwich et écouta la réponse cinglante du Vénus. Pas besoin de comprendre pour savoir que ce qu’il avait dit n’avait rien de « sweet », son sourire était des plus mesquins et Prune ne préférait pas décrire son regard.
Pauvre Cameron.
« How sorry I am to be not sorry. You deserved it. I'm NOT sweet. And obviously, pain either. »
Andrew boudait ! Complices, Drew et Prunille se jetèrent un regard entendu… La Saturne l’avait bien compris elle aussi, il y avait anguille sous roche. Elles essayèrent de rire discrètement, mais… C’était raté. Étrangement, Andrew refit une manœuvre qui le poussa à tomber sur le brun. Ça n'était définitivement pas un accident, deux fois de suite en si peu de temps… Non, il cherchait le contact et le draguait ouvertement, c’était évident. Les yeux suspendus à la scène qui se déroulait devant elle, Prunille observa les airs confus des deux garçons, qui se regardaient dans les yeux. Cela ne dura qu’une fraction de seconde et ça aurait pu devenir terriblement romantique si Andrew n’avait pas déclaré :
« Bonjour. It's fifteen dollars for a blowjob, and thirty for sex. I'm so horny. Let me be your whore. »
Les lèvres de la petite formèrent un « o » et elle en lâcha presque son sandwich. Elle hésita d’abord entre pleurer pour la débilité de son ami ou rire pour le comique de la scène, et cligna plusieurs fois des yeux et décida de rire. Ce vocabulaire-là, elle le connaissait.
Prunille était tombée dans le genre d’hilarité qui vous fait mal au ventre et où l’air commençait à manquer au bout de trois minutes, à un point qu’elle ne fit même plus attention aux excuses confuses et adorables d’Andrew. Quand il le voulait, ce garçon devenait un ange… Mais c’était plus souvent le diable qui l’habitait, ce qui leur valait de nombreux fou-rires semblable à celui-ci.
Prunille se calma quand Andrew se leva et parti, visiblement vexé et terriblement gêné.
« Bah Andrew… commença-t-elle. »
Gros vent, le garçon l'ignora totalement et alla s’asseoir de l’autre côté de l’arbre, provoquant un soupir chez la blonde. Elle retirait ce qu’elle venait de penser, ce garçon n’était pas un ange, c’était une catastrophe.
« Andrew ! » l’appela-t-elle à nouveau.
Toujours pas de réponse, elle haussa les épaules. Il finirait bien par se lasser de la solitude.
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Drew Howell ♟♟♟♟♜♞♝♚♛♝♞♜♟♟♟♟avatar♟♟♟♟♜♞♝♚♛♝♞♜♟♟♟♟

« Saturne ♄ »

Âge : 18 ans.
Sang : Sang-mêlé.
Baguette : Bois de roseau, crin de licorne, 29,5 cm.
Patronus : Licorne ( I am un Unicorn ♥ ) - Libellule
Lieu : Beaux-Bâtons
Pensées : ~ Je veux vivre sous l'océan.
Avatar : Jacqueline Emerson

MessageSujet: Re: Poor unfortunate souls.    Mar 2 Juil - 20:56


« Poor unfortunate souls.  »
SEXY ☡ NAUGHTY ☡ BITCHY


Il avait l'air vraiment gentil. Mais Drew avait vraiment fin. C'est pourquoi elle ignora presque sa réponse en déballant son premier sandwich d'où dépassaient des feuilles de salades. C'est comme un appel au viol, gustativement parlant. Tu ne peux pas y résister, et tu n'as pas le droit de faire ça. C'est pourquoi elle prit une énorme bouchée, avant de répondre poliment au bouclé. Enfin, tout aussi poliment que le pouvait faire une fille affamée en train de manger.

« M'fine, thanks.»

Si son cerveau était empli de pensée ironiques quand à la " sweet " attitude d'Andrew, elle n'en dit rien, et préféra observer le garçon, en attente de sa réponse. Et elle ne fut pas déçue. Vraiment, vraiment pas. Elle en arrêta même de manger pour suivre l'échange, un sourire cupide sur le visage. La rousse ignora d'ailleurs complètement son amie blonde, retenant toute fois sa question dans un coin de sa tête.
Le Vénus se défendit avant de prendre un air boudeur, croisant les bras sur sa poitrine, et elle ne put s'empêcher de rire. Cela lui ressemblait tellement. Il se leva, tandis que le rouge lui montait aux joues. Puis il devint violent. Et puis... Il perdit complètement l'esprit, perdant Drew dans une crise de rire à la même occasion.

« Bonjour. It's fifteen dollars for a blowjob, and thirty for sex. I'm so horny. Let me be your whore.»

Cameron rougit comme pas possible, comme outré des propos du français. L'hilarité des filles redoubla, et n'était pas prêt de s'arrêter. Drew commençait sérieusement à avoir mal aux joues et au ventre à force d'être hystérique, et les excuses d'Andrew passèrent presque inaperçues à ses yeux. Finalement, il prit son sac et alla se caler plus loin d'eux, certainement mortifié. Drew avait décidé, maintenant. Elle était euphorique.
Soudainement, une alarme s'alluma dans sa tête. L'alarme de l'amour. Elle brillait vraiment très fort. Elle était évidente, l'alchimie entre les deux garçons. Sa crise de rire s'acheva et un sourire tendre s'afficha sur son visage. C'était adorable. C'est clair que c'est pas le genre de choses qui pourraient arriver entre Arya et elle. Hum. En même temps, elle ne le souhaitait absolument pas. Plutôt mourir.
Elle poussa un soupir, et reprit une bouchée de son sandwich.

« Je l'ai perdue, ma corres'. Et je l'aime pas.»

Déclara la rousse dans un sourire complètement sadique. Pendant que sa compagne blonde s'occupait de son compagnon châtain, la compagne rousse décida de s'occuper du compagnon brun. Il avait toujours l'air confus, et avait décidé de se concentrer sur son sandwich. Elle tenta un sourire normale, certainement en vain, avant de lui demander.

« Are you okay ? You look traumatized.»  
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Cameron J. Roze ♟♟♟♟♜♞♝♚♛♝♞♜♟♟♟♟avatar♟♟♟♟♜♞♝♚♛♝♞♜♟♟♟♟

« Neptune ♆ »

Âge : 17 ans
Sang : Sang-Mêlé
Baguette : Bois de hêtre et ventricule de dragon. 22 cm et flexible.
Patronus : Aigle
Lieu : Beauxbâtons
Pensées : I'm Free
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MessageSujet: Re: Poor unfortunate souls.    Dim 7 Juil - 9:39

Pendant ces dernières semaines l'ambiance entre Andrew et moi avait été assez étrange, pour ne pas dire compliquée, je n'arrivai pas à deviner ce que pensais le français à mon égard, il était parfois si gentil et attentionné et parfois il devenait froid et distant sans visiblement de raisons apparentes. Mais j'avais fini par m'y habituer petit à petit. Seulement ça devenait vraiment de plus en plus difficile au fur et à mesure que je sentais mes sentiments pour lui grandir au fil des jours. Ah Andrew si tu savais comme je t'aime... Notre petit repas dans les serres devenait assez bizarre alors que nous finissions notre premier sandwich. Sa réaction à ma phrase me laissa un peu dans le flou. « Actually, I'm not rude, because he's so cute with his stupid face. But I can be very rude if you want, Cameron, and I'll hit you with all the pleasure I can have.  Pain's as sweet as me. » Suivi d'un coup dans mes côtes. « Hey man ! Watch your elbow, it hurts ! » C'est ces moments là que je ne comprenais pas, pourquoi il réagissait comme çà, après tout je n'avais fait que le complimenter après tout. Je me dis que j'allais bien finir par comprendre Andrew. De toute façon je ne comptais pas rentrer en Amérique l'année prochain, si l'administration de Salem le voulais bien je resterai un an de plus en France.

Les rires des filles me mettaient un peu mal à l'aise, visiblement çà ne faisait qu'empirer les choses, je savais vraiment pas où me placer, alors comme d'habitude et de plus en plus souvent en ce moment je me mis à fixer mes chaussures sans rien dire, comptant mentalement les fleurs qui nous entourait dans la serre. Soudain je sentis quelqu'un me percuter à nouveau puis tomber sur moi, je releva la tête pour me retrouver à quelques centimètres du visage parfait du français. Le rouge me monta aux joues, mes mains se crispèrent dans l'herbe et mon cœur se mit à accélérer. Alors que j'ouvris la bouche pour dire quelque chose il parla aussitôt.


« Bonjour. It's fifteen dollars for a blowjob, and thirty for sex. I'm so horny. Let me be your whore. »  Cette phrase me plongea dans la confusion la plus totale, réveillant tout les sentiments que j'avais pour lui mais que je ne pouvais pas lui avouer, pourquoi ne pouvais-je pas lui dire que je l'aime ? Tout simplement. Je restais là, la bouche grande ouverte, entendant en fond sonore les filles rire à nouveau. Le français s'éloigna à nouveau, après s'être excuser, me laissant là assis recroquevillé sur moi même, le regard dans le vide à mâchouiller mon sandwich. Drew me sortit de mes pensées. « Are you okay ? You look traumatized.»   Je soupira longuement et leva la tête vers elle.

« Don't worry Drew, that's nothing really, forget it... » Je tournais la tête vers Andrew qui dormait plus loin. « Is he really sleeping ? God I love him so much, but he is weird with me it's kind of... puzzling, I don't what he thinks of me after one mounth here... » Je souris légèrement à Drew. « Sorry, I must look like a poor guy who always complains. »
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Andrew C. Beauxdraps ♟♟♟♟♜♞♝♚♛♝♞♜♟♟♟♟avatar♟♟♟♟♜♞♝♚♛♝♞♜♟♟♟♟

« Vénus ♀ »

Âge : Dix-sept ans.
Sang : Mêlé.
Baguette : Bois de rose, crin de licorne, 23 cm, sensiblement sifflante.
Patronus : Lynx.
Lieu : Beauxbâtons.
Pensées : Go your own way.
Avatar : Xavier Samuel.

MessageSujet: Re: Poor unfortunate souls.    Mar 9 Juil - 13:22

Il était une fois dans une contrée lointaine une reine vénérée telle une divinité. Sa peau était aussi blanche que de la porcelaine, et son corps entier semblait tout autant fragile. Son visage doux était pourvu de fines lèvres d'un vermeille brillant, d'un nez fin, de pommettes élégantes et de deux yeux de biche d'un vert d'eau mystérieux. De leurs boucles parfaites, ses cheveux bruns tombaient en cascade sur ses épaules, semblables à une déferlante aqueuse qui s'échouait contre une falaise. Et au dessus de son crâne trônait une couronne en or, sertie de joyaux, preuve de son titre. Le reste de sa tenue, tout aussi richement décorée, était composée d'une robe émeraude qui faisait ressortir son regard tantôt froid, tantôt charmeur, d'une paire de délicats gants en soie blanc et d'une paire d'escarpins vernis. Son apparence complétait à la fois le caractère divin et royal de la femme, mais aussi ajoutait encore un peu quelque chose de fragile, de précieux.
Dans le royaume entier, ils la considéraient comme l’emblème, la rose un peu trop épineuse qu'ils se devaient de cultiver néanmoins. Jamais personne n'avait pu réellement la croiser, ni même la voir à son balcon. Car en réalité, ce n'était pas une vivante à qui ils avaient affaire, mais à une réelle poupée de porcelaine.

Griffonnant activement sur son bloc-notes qu'il venait de ressortir, après un doux rêve passé à courir et combattre au pays des merveilles, Andrew écrivait peu à peu son histoire. Il avait toujours eu une aisance incroyable pour l'écriture, et ne saurait pas même l'expliquer. Le garçon comparait ce don à une rivière, qui coulait en lui. Il n'avait qu'à y plonger, et le voilà trempé d'inspiration. Les mots, quant à eux, venaient se greffer aux idées d'un naturel déconcertant, dans un style bien à lui. Et Andrew aimait écrire. C'était, tout d'abord, le seul moyen pour lui de vider son trop plein d'imagination, réduisant donc les risques d'implosion cérébrale. Mais écrire, c'était surtout un moyen efficace pour se libérer de son mal, de ses maux, de son mal-être et de quelques problèmes de la vie quotidienne.
Tissant son propre monde à l'aide de sa plume, le français s'y terrait, y scellant son cœur et son âme, cachés des autres. Car sa plus grande peur était celle d'être un jour brisé, anéanti au point de ne plus pouvoir se relever. Il avait déjà été trop de fois ébréché, le sorcier ne pouvait plus toléré la moindre fêlure qui se révélerait fatale.

Comme la reine en porcelaine, trop fragile, en mille morceaux il tomberait et son petit monde s'effondrait avec lui.

Sorti de sa rêverie, le brun se leva, fourra négligemment son stylo et son calepin dans son sac qu'il mit sur ses épaules, et revint de l'autre côté de l'arbre, sans aucune expression sur son visage, comme il en avait si bien l'habitude. Effacé comme un fantôme, le voilà l'ombre de lui-même, calmé par les horreurs de la vie.
Un silence pesait s'installa lorsqu'il s'assit lourdement contre le tronc, arrachant au passage quelques morceaux d'écorce qui vinrent râper contre le jean de sa veste. D'un ton las et poignardant, il s'adressa au groupe entier.
« Quoi ? Pourquoi vous faites vos têtes de débile là ? J'ai encore fait quelque chose de mal ?  » dit-il en lançant un regard noir à Drew et Prunille. Mais lorsque ses yeux verts se posèrent sur les iris dorées du bouclé, son ton faiblit et manqua de se briser. « Je, hum. Sorry. What were you talking about ? Are you okay, C'mron ? You seems be sick, or something like that. » demandait-il à l'américain, d'un ton trop inquiet et doux pour être un simple geste entre correspondants. Andrew fouilla alors hâtivement dans son sac, et en sortit une petite bouteille d'eau plus ou moins remplie, qu'il tendait un sourire aux lèvres au garçon. « Drink it. That's not poison. » lui assurait-il, et bien qu'il aurait ajouté quelques remarques méchantes, il se contentait de sourire et de poser son attention sur lui.

Qu'importait ce qui l'entourait et qui l'entourait ? Il n'y avait plus que Cameron et lui, dans une sphère d'intimité particulière. Et pour la première fois, une personne venait de mettre un pas dans le monde étrange du français, et s'engouffrait aux travers des tourbillons chaotiques de son esprit.
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Prunille J. Dawson ♟♟♟♟♜♞♝♚♛♝♞♜♟♟♟♟avatar♟♟♟♟♜♞♝♚♛♝♞♜♟♟♟♟

« Vénus ♀ »

Âge : 15 ans
Sang : Pur
Baguette : Bois de chêne, plume de geai, 24 centimètres.
Patronus : Caneton
Lieu : Beauxbâtons
Pensées : Mad World
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MessageSujet: Re: Poor unfortunate souls.    Ven 16 Aoû - 15:29

« Je l'ai perdue, ma corres'. Et je l'aime pas. » lui lâcha Drew après un violent coup de mâchoire sur son sandwich.
Et la rousse se remit à parler avec le nouveau venu, dans un langage qui était toujours inconnu à la jeune fille qu’elle était. Elle soupira et se remit à manger, avant de poser son assiette devant elle.
Elle n’avait plus faim en fait. Elle ramena ses jambes en tailleur et se mit à tripoter sa tresse, écoutant les paroles indistinctes de ses deux compagnons.
« Sorry, I must look like a poor guy who always complains. »
Prunille hocha la tête, comme si elle comprenait ce qu’il venait de leur dire. Elle avait juste saisi les excuses, elle n’avait pas besoin de grand-chose d’autre pour participer à la conversation.
Finalement, Andrew fini par réapparaître, le visage fermé et les yeux voilés. La blonde haussa un sourcil en sa direction et fut accueilli d'un très aimable :
« Quoi ? Pourquoi vous faites vos têtes de débile là ? J'ai encore fait quelque chose de mal ?  »
La blonde leva les deux mains en signe de paix, mais ne tarda pas à ressortir son sourire en coin quand une lueur nouvelle s’alluma dans les yeux d’Andrew, alors qu’il posait son regard sur Cameron. Il lui parla, d’une manière beaucoup moins agressive qu’il ne l’avait faite avec Drew et elle et se pencha sur son sac. Prunille l’observa en sortir une bouteille et la tendre au brun. Elle avait l’impression d’être au cinéma, face à une de ces scènes horriblement niaises où les deux personnages se regardent dans le blanc des yeux, faisant passer tout l’amour qu’ils ressentaient pour l’autre sans pour autant oser se sauter dessus.
Elle cligna des yeux et détourna la tête, entreprenant de débarrasser son assiette dans la poche en plastique qui leur servait de poubelle. Elle aurait bien proposé un dessert, une compote de sa composition, mais elle craignait que sa voix ne casse leur moment d’intimité. Enfin, intimité… Elles étaient quand même deux à les observer comme des bêtes curieuses, mais ils ne semblaient pas s’en soucier.  
Finalement, après quelque minutes de lourd silence, Prunille céda et sortit son dessert pour proposer :
« Compote ? »
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